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Résumé des travaux de la séance plénière consacrée à l’adoption de la loi relative au Plan de développement 2026-2030

Le Conseil national des régions et des districts a tenu, le vendredi 17 juillet 2026, une séance plénière consacrée à l’examen et à l’adoption du projet de loi portant approbation du Plan de développement 2026-2030, sous la présidence de M. Imed Derbali, Président du Conseil national des régions et des districts, en présence de M. Samir Abdelhafidh, ministre de l’Économie et de la Planification, accompagné de la délégation ministérielle.

À l’ouverture de la séance, le Président du Conseil a souhaité la bienvenue au ministre ainsi qu’aux hauts responsables de l’État présents. Il a également salué les membres des conseils locaux venus assister aux travaux, tout en rendant hommage, à travers eux, à l’ensemble des membres des conseils locaux, régionaux et des districts pour leur contribution aux différentes étapes de l’élaboration du Plan de développement, conformément à l’approche ascendante adoptée par l’État dans la définition des priorités de développement.

Après vérification du quorum conformément au règlement intérieur, le rapport de la Commission des plans de développement et des grands projets a été présenté, avant l’ouverture du débat général.

Les interventions des députés ont mis en avant l’importance de l’approche participative dans l’élaboration du Plan ainsi que le rôle essentiel des conseils élus dans la traduction des attentes des citoyens aux niveaux local, régional et des districts. Plusieurs intervenants ont insisté sur la nécessité de garantir l’égalité des chances et l’équité entre les régions et les districts, conformément aux principes du développement fondé sur la démocratie locale.

Les députés ont également souligné l’importance de réunir les conditions nécessaires à la réussite du Plan et à la mise en œuvre effective des projets retenus, tout en appelant au renforcement des mécanismes de contrôle parlementaire sur leur exécution.

Les débats ont également porté sur l’accélération de la transformation numérique, la réforme des systèmes d’éducation et de formation, l’adaptation de la formation professionnelle aux besoins du marché du travail, l’amélioration du climat d’investissement, le soutien aux petites et moyennes entreprises, la réduction des lourdeurs administratives ainsi que le développement des infrastructures.

Plusieurs interventions ont également mis en évidence la nécessité de faire du Plan un levier de renforcement de la souveraineté nationale, notamment à travers la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique, considérées comme des priorités stratégiques pour assurer la stabilité du pays et renforcer sa résilience face aux mutations internationales.

Répondant aux observations des députés, M. Samir Abdelhafidh, ministre de l’Économie et de la Planification, a salué la qualité des échanges, soulignant qu’ils reflétaient un large consensus sur les défis nationaux, les priorités de développement ainsi que sur la nécessité de consolider l’État social et de promouvoir l’égalité entre les régions et les districts, dans le cadre d’une économie plus créatrice de richesse.

Le ministre a rappelé que, pour la première fois, le Plan de développement était soumis au débat et à l’approbation du Conseil national des régions et des districts, dans le cadre d’une approche fondée sur la démocratie locale et la souveraineté populaire. Il a précisé que les propositions émanant des conseils élus ne se limitaient pas à des projets, mais comprenaient également des visions de développement, des diagnostics territoriaux et des recommandations pratiques, qui ont été étudiés selon une approche réaliste tenant compte des priorités nationales et des ressources disponibles.

Il a également indiqué que le Plan constitue le cadre de mise en œuvre de la nouvelle organisation territoriale, dans le respect de l’unité de l’État, en faisant émerger les priorités de développement à partir des réalités locales, tout en préservant les équilibres financiers et la soutenabilité budgétaire.

Le ministre a précisé que le Plan repose sur plusieurs choix stratégiques, au premier rang desquels figurent la consolidation de la souveraineté nationale, le renforcement de l’autonomie économique ainsi que l’ouverture à des partenariats au service des intérêts nationaux.

Il a indiqué que le Plan vise notamment un taux de croissance de 4 %, l’augmentation du revenu par habitant, la réduction de la pauvreté, l’amélioration du pouvoir d’achat, le renforcement des équilibres financiers de l’État, le développement des ressources propres, l’amélioration des performances des entreprises publiques, l’accélération de la transformation numérique ainsi que l’intégration de 50 % du secteur informel.

Selon le ministre, l’atteinte de ces objectifs suppose la modernisation du cadre institutionnel et législatif, l’accélération de la numérisation, la stimulation de la création de richesse et le renforcement de la complémentarité entre les secteurs public et privé. Il a souligné que ces ambitions, bien que élevées, demeurent réalistes et nécessitent une mobilisation collective afin que le Plan constitue un véritable levier de développement global.

Le ministre a par ailleurs indiqué qu’un portefeuille de projets prioritaires avait été élaboré en étroite concertation avec les conseils élus. Celui-ci couvre les infrastructures, le développement des énergies renouvelables, les secteurs agricole et industriel, la modernisation des systèmes d’éducation, d’enseignement supérieur, de formation professionnelle et de recherche scientifique, ainsi que le renforcement du système de santé et l’amélioration de l’accès à des services publics de qualité sur l’ensemble du territoire.

Il a insisté sur le fait que la réussite du Plan dépendra avant tout de la concrétisation des projets programmés et de la dynamique de l’investissement, soulignant que le principal défi réside désormais dans la mise en œuvre effective. À cet égard, il a rappelé le rôle essentiel que jouera le Conseil national des régions et des districts dans le suivi et le contrôle de l’exécution des projets.

Enfin, le ministre a rappelé que le Plan s’articule autour de cinq orientations stratégiques : promouvoir un développement social équitable et inclusif, moderniser l’économie et les infrastructures, réformer le cadre institutionnel, améliorer l’efficacité des services publics et renforcer la confiance entre l’État et les citoyens, tout en améliorant la compétitivité de l’économie nationale, la valorisation des richesses nationales, les réformes structurelles et l’investissement dans le capital humain.

À l’issue des débats, le projet de loi portant approbation du Plan de développement 2026-2030 a été adopté dans son ensemble par 56 voix pour, 6 voix contre et 5 abstentions.

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